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LE VRAI SUR MESURE
Les grandes marques contre le progrès de vos élèves
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LE ROLE DU PRO-ENSEIGNANTIl est du rôle des pros de réagir contre la stratégie purement mercantile des grandes marques dictée en priorité par l’augmentation du chiffre de leurs ventes, ce qui est leur objet social, au détriment, souvent, de la réelle et durable amélioration du jeu. Et désormais, grâce à
la méthode Your Fit, mise au point par Tom Wishon, c'est possible.
Je ne donnerai pour exemple, que celui, ô combien éclairant, de ces drivers de 46 pouces de long, si ce n’est plus, injouables correctement pour l’immense majorité des golfeurs.
L’enseignant est devenu un simple technicien du swing. Il n’a plus la vocation, la motivation, les vraies compétences pour conseiller au mieux les clubs adaptés aux swings et morphologies des élèves.
De plus, le standard des clubs limite considérablement les possibilités de choix. et d’adaptation des clubs à la morphologie et au swing de chaque golfeur.
Le prix, les couleurs une petite variante dans les formes de têtes (évidées ou très évidées), et 4 flex (stiff, reg, senior, lady) sans réelle signification sont les seuls critères de sélection.
Le « merchandising », chapeaute le rôle des pros, on en arrive à l’aberration qui fait qu’ un vendeur non golfeur, ou qui ne connaît pas le swing du client, a désormais une plus grande crédibilité que le professionnel de golf lui même !!!
Mieux vaut acheter ses clubs dans une grande surface que dans un pro shop !
Les marques sont conscientes de notre « non- action » puisque les contrats pros sont limités et absolument dérisoires (quelques accessoires donnés, des clubs prêtés).
Et les chiffres générés par le matériel représentent plusieurs centaines de millions d’euros en France, incommensurablement plus que le volume des cours de golf !
Sans vergogne, les marques martèlent un message consistant à faire croire que l’on peut acheter un meilleur jeu avec leur clubs standard et que plus c’est cher mieux c’est. Si cela était vrai, comment se ferait-il qu’au cours des 20 dernières années, l’index moyen des golfeurs américains n’ait baissé quez de quelques petits dixièmes ?
Il est trop fréquent qu’un golfeur dépense 450€ dans un driver qu’il ne pourra pas jouer plutôt que de prendre RDV avec son pro et débourser 50€ !
Nous sommes tous conscients qu’il y a de plus en plus d’enseignants à la recherche d’un poste. Le vivier de golfeur est limité, si nous voulons vivre de ce métier, il est important de réagir.
Pourquoi le pro du club ne pourrait-il pas redevenir le club maker qu’il était encore dans un passé pas très lointain ?
Il me semble fondamental, si vous voulez être complet dans votre action pédagogique, d’avoir de solides connaissances sur le swing et de connaître les différentes voies pédagogiques mais également de maîtriser toutes les possibilités de réglage des clubs afin d’optimiser le mouvement et les trajectoires de vos élèves.
Pourquoi avons-nous perdu ce marché et pourquoi la crédibilité des marques est-elle en cause ?
Les grandes marques ont énormément contribué, au fil du temps, à la facilité de ce jeu via de véritables apports technologiques, mais, depuis 4 ans, les drivers sont tous en titane, les volumes n’ont presque pas bougés, les têtes de fers sont plus ou moins évidées et très semblables d’années en années.
La raison essentielle à cette stagnation dans les évolutions technologiques tient aux normes imposées par l’U.S.GA et le R & A de St Andrews : volume des têtes limitées à 460 cc, C.O.R bridé à 0.83, balles de taille poids compression homologués et bridées en distance, M.O.I de la tête limité à 5900 g*cm2….
Les grandes marques sont désormais pratiquement toutes cotées en bourse. Le marché du matériel représente un chiffre d ‘affaire mondial de l’ordre 2 milliards de dollars, et elles doivent chaque année produire chacune 200 000 séries et 400 000 bois pour augmenter leur chiffre d’affaire, une véritable production à la chaîne, un raz de marée bien supérieur aux nombre d’acheteurs potentiels, d’où une décote rapide des prix. Décote, accélérée par l’apparition de plus en plus fréquence de « nouveaux » modèles qui n’ont, en général, de nouveau que le cosmétique.
Ainsi, le renouvellement incessant des gammes a pour but de faire croire au client que le driver qu’il a acheté l’année dernière est obsolète puisque le dernier R14 est bien plus tolérant, puissant et précis que le vétuste R13 !
Pouvez-vous expliquez la différence entre un « Burner », un « R7 », et un « Big Bertha », moi non, ils sont tous très longs, très droits et très faciles (c’est la pub qui le dit !!)
Grâce à leurs marges exorbitantes, et à leurs dépenses de marketing et sponsorisation colossales, (d’après certaines sources, 43% chez Callaway) le prix, d’un bois ou d’une série achetée en 15 minutes dans un magasin est strictement le même que celui d’un matériel acheté en sur mesure après 1H30 et plus d’analyse et 1H d’assemblage en atelier !!! Rien à voir en comparaison des prix pratiqués dans le prêt à porter en comparaison avec la haute couture.
Allez visiter un magasins de Base-ball aux Etats Unis, les murs sont recouverts de battes de différentes tailles, équilibrage….et pourtant l’instrument est si simple dans son dessin. Imaginez qu’il faille offrir le même éventail de choix pour une série de clubs de golf, les stocks seraient ingérables, c’est impossible, et le vendeur doit vendre ce qu’il a en rayon en précisant que vous devez vous adaptez à l’instrument et non l’inverse.
Le sur mesure n’est pas lié au niveau, au contraire, le professionnel et le golfeur de haut niveau pourront s’adapter à n’importe quel type de club sans changer la mécanique de son geste ni la trajectoire de la balle, mais le golfeur débutant ou même à l’index déjà très honorable, combien de fois ne le voit-on pas se battre avec des clubs, ou un ensemble inadaptés ?
Le pro doit redevenir club maker, et les magasins, des pro-shops. Il est de notre responsabilité de conseiller au mieux les clubs qui correspondront à nos élèves, sans pour autant parler de compensation.
Quelle différence entre Sur-mesure et Fitting
Pour être simple et imagé, lavez votre voiture au rouleau, c’est du Fitting, la faire lustrer à la main, c’est du sur mesure.
Pour en revenir au golf, le fitting est un réglage en statique puisqu’il est question de définir la longueur des manches, le lie, le grip, l’équilibrage en swingweight (plus rarement).
Le sur mesure quant à lui comprend les mesures statiques et dynamiques grâce au réglage en M.O.I, le choix du profil du shaft en corrélation avec la signature du swing, la possibilité de choisir ½ loft par ½ loft, le choix de faces hook face ½° par ½°, ou bien en offset…, le réglage en hauteur constante à l’adresse.
Comprenez bien que d’un point de vue économique, il sera impossible pour une grande marque de proposer un véritable sur mesure.
Gagner 60€ sur un driver qui vendu 400 € ne permettra jamais à un clubmaker de travailler 3H dessus.
Les grandes marques ne vendent pas de composants de clubs ajustables, aussi il est à peu près imossible de moduler leur équilibrage pour s’adapter à tous les swings (il faudrait forer le métal pour pouvoir jouer sur le M.O.I).
Le résultat d’un sur mesure réussi est que le golfeur ne veut surtout plus changer ses clubs, ils lui vont comme un gant ! Je ne suis pas sûr que cela soit en adéquation avec le « business plan des grandes marques…..
Et si nous jugeons, lors de l’analyse, que la personne n’est pas assez stabilisée dans son swing pour avoir une frappe régulière, nous lui conseillons de prendre rendez-vous avec son professeur (souvent, elle n’en a pas, c’est donc moi qui assure ce travail en amont). C’est très amusant de constater alors l’étonnement des gens, mais nous refusons de faire un sur mesure si nous ne sommes pas sûr de nous…un autre concept.
Enfin, dans le cadre d’un sur-mesure, le client peut revenir au magasin afin de vérifier si les réglages décidés lors du rendez-vous dans le practice indoor correspondent aux balles produites sur le terrain après plusieurs heures de jeu et 4 à 8 km de marche.
Nous ne voulons pas « lâcher » un golfeur dans la nature sans être sûr de nos choix.
Une personne en doute peut tout à fait reprendre rendez-vous, nous prendrons le temps de vérifier si il y a d’autres réglages encore plus précis à faire, le pro peut tout à fait donner son opinion, encore faut-il qu’il ait les connaissances nécessaires.

« Le sur-mesure, c’est faire corps avec son club »
Testez vos connaissances sur le matériel :
Connaissez vous vraiment le matériel ou juste le slogan des marques ?
J’ai travaillé 4 ans à mi-temps comme vendeur pour le magasin Nevada Bob’s golf au Pecq, en parallèle je terminais ma formation de pro-enseignant au Golf National (1ère promotion), et aussi incroyable que cela paraisse, à la sortie, je n’y connaissais rien !!!
Testez vos connaissances sur le matériel :
Pourquoi les bois ont-ils une forme ovoïde ?
Pourquoi certains clubs hybrides font mieux monter la balle qu’un long fer à loft égal
Quel intérêt d’avoir un shaft avec un Tip souple et flexible ?
Nous entendons beaucoup parler du M.O.I de la tête qu’est-ce que c’est ?
Il y a plusieurs M.O.I, ceux de la tête du club (axe vertical, horizontal, shaft), celui du club autour des poignets, celui du club plus les bras autour de la nuque du golfeur…
Le « bounce » du SW, qu’est-ce que c’est et pourquoi y faire attention, les avantages et inconvénients d’en avoir un prononcé, le rôle de la hauteur du bord d’attaque et de la largeur de la semelle…
Le M.O.I du club : quelles en sont les actions et inter-actions sur le swing si le club est bien ou mal réglé en M.O.I ?
L’avantage d’un réglage en M .O.I en plus d’un réglage en swingweight ?
Comment définir le loft d’un driver ?
Comment choisir le profil d’un shaft, qui n’est en aucun cas le « moteur du club » , comme on l’entend trop souvent, parmi les 3000 manches sur le marché sachant qu’il y a que 4 variantes de flex ?
Comment choisir un putter via l’outil Putt Lab ?
Comment l’effet dit, à tort, trampoline, le C.O.R fonctionne-t-il réellement ?
Pourquoi un manche plus long ne va pas forcément faire voler la balle plus plus loin ?
Pourquoi un loft de driver très fermé peut être catastrophique pour un golfeur et miraculeux pour un autre ?
Pourquoi les golfeurs vont-ils souvent plus loin avec un bois 3 ou 5 qu’avec leur driver ?
Pourquoi l’étalonnage des distances n’est plus le même entre PW et SW 56° ou si vous préférez, pourquoi y a t’il souvent plus de 10° de différence de loft entre le SW et le PW.
Qu’est-ce que le « Bulge » et le « Roll » sur un bois, et à quoi cela peut-il servir ?
Savez vous comment un manche travaille à l’impact : droop, bend, torque ? Quel est l’effet de ces différents facteurs sur la trajectoire ?
Savez-vous que chaque shaft possède une arrête, « spine », tout comme les cannes à pêche, et comment orienter la tête du club par rapport par rapport à cette arrête.
Qu’est-ce que la F.L.O. (Flat Line Oscillation) ? Ce réglage est il utile à tous les golfeurs ?
Qu’est-ce que la fréquence des shafts ? Faut-il en tenir compte ? Et, si oui, comment ?
Pourquoi un enseignant devrait impérativement connaître le matériel, ses apports et contraintes dans le swing de golf :
Vos actions pédagogique doivent être une réponse aux demandes de vos élèves :
en général, vous travaillez sur la distance, le contact, la direction, la régularité, la stratégie.
Votre public est très hétéroclite, de 5 à 85 ans, hommes, femmes, enfants, actifs, retraités, et d’activités professionnelles, passées ou actuelles, comme d’expérience sportive très variées.
Ils ont plus ou moins de temps, leurs objectifs ne sont pas les mêmes : juste se faire plaisir ou atteindre un très bon niveau, leurs années de pratique et leurs aptitudes sont très variables, leur condition physique aussi.
Grâce à la formation brevet professionnel, vous apprenez à utiliser les différentes voies pédagogique (kinesthésique, mimétisme, théorique), vous avez la connaissance des swings en fonction des « morphotypes », vous savez qu’il n’y a pas une méthode, mais des méthodes, pour transmettre un bon mouvement, ce sont tous ces paramètres qui font l’intérêt et la passion de notre « boulot ».
Après 18 mois de formation en alternance, et j’espère après mon intervention, vous pourrez légitimement penser qu’il ne peut y avoir un standard de club pour cet éventail si large de joueurs et de méthodologies.
LE SUR MESURE STATIQUE ET DYNAMIQUE
LES REFLEXES DU PRO-CLUB MAKERDans le cadre d’un cours de golf, le processus à suivre est le suivant :
1. Je demande à mon élève quels sont ses objectifs, ses problèmes, ses qualités
2. Je l’observe dans les différentes phases de jeu qu’il veut travailler
3. J’analyse la composition de son sac pour savoir si son matériel est en adéquation avec ses exigences et capacités golfiques et physiques
4. Je distribue « Les 12 mythes », c’est gratuit et par expérience, vos clients seront très satisfaits et surpris de ce qu’ils apprendront dans ce manuel
TOME 1 : Le sur mesure statique
Chapitre 1 La longueur des shafts et le réglage du liePar le réglage de la longueur des shafts et du lie (légèrement sur le talon en statique pour cause du « droop » du shaft à l’impact), vous optimisez la posture statique du joueur.

Ce sur mesure doit se faire quelque soit le niveau du joueur, un débutant trop grand ou trop petit pour des clubs standard jouera par compensation.
N’oubliez pas que par la posture découle la qualité du mouvement (chemin/plan/position d’impact/équilibre dynamique).
Le lie a une incidence directe sur la direction.
Nous déterminons la longueur des shafts par rapport à la mesure du poignet au sol (cette mesure se fait en pouces, voir p 10 « Les 12 mythes »).
Chapitre 2 La True Lengh TechnologyNous réglons également en appliquant la méthode « True Lengh Technology » :
D’une façon standard, les shafts de fers sont déclinés 1/2 inch par 1/2 inch et de 7 gr en 7 gr pour le poids des têtes.
Cette nomenclature n’a aucune raison technique, mais il en a été décidé ainsi pour une raison simple et qui facilite la production en grande série : si vous échelonnez les shafts en demi inches et les têtes en incréments de 7 grammes, les swing weight qui en résultent, dans les palges usuelles, sont à peu près les mêmes. Et l’intérêt du golfeur là dedans, où est-il ? Il y en aurait un si ces clubs montés à la chaîne étaient moins cher, mais, comme on sait, ce n’est pas vraiment le cas.
La conséquence : les poignets ne sont à des hauteurs différentes à l’adresse en fonction des clubs, ce qui a pour effet de compliquer encore un petit peu plus un jeu qui n’a déjà pas la réputation d’être facile…
Grâce à la TLT, les manches varient d’environ 0,3 inch à 0,4 inch , par la prise en compte du lie, et le réglage en moment d’inertie constant parachève l’harmonie de l’ensemble.
La posture devient strictement la même quelque soit le fer.
La différence de longueur de shaft entre les numéros est plus faible. D’une façon générale, les fers courts sont un peu plus longs, les fers longs un peu plus courts (ce qui rend, de plus ces derniers plus faciles à jouer, sans incidence notable sur la distance, le loft pesant pour 80 % dans celle-ci et la longueur du shaft pour 20n %)
TOME 2 : Le sur mesure dynamiqueChapitre 1 « je veux optimiser la trajectoire de mon driver »
En fonction du joueur, vous travaillez à partir des 5 lois mécaniques :
Vitesse de la tête de club
Angle d’attaque
Chemin du club
Orientation de la face à l’impact
Centrage
Toutes les corrections mécaniques du swing et drills ont été donnés au joueur, mais comment optimiser votre travail pour que votre élève soit encore plus satisfait de vos corrections via vos connaissances du matériel?
Cas n°1 le joueur est un « slicer » à cause d’un chemin de club extérieur-intérieur
et /ou
Cas n°2 le joueur ne centre pas régulièrement sa balle dans la face de club
Vous pouvez réduire le « coup d’épaule » en lui conseillant un shaft plus court.
Pour le rassurer, vous lui expliquerez, comme indiqué plus haut, que la longueur d’un shaft n’a qu’une faible incidence sur la longueur totale d’un coup, le plus important étant le loft effectif (c’est à dire l’ouverture du club en fonction des vitesses et angles d’attaque de chaque joueur).
Vous l’étonnerez en l’informant que la longueur moyenne des drivers sur le circuit américain est de 44,5 inches alors que la longueur standard chez les fabricants est de 45 inches (voir 46 inches et plus!)
Vous pouvez coller une étiquette en carbone sur la face de club d’un driver plus court, il centrera mieux la balle car il sera plus près à l’adresse.
Vous pouvez l’impressionner en « claquant » les 200 mètres avec un driver junior si vous en avez un à portée de main.
Si votre élève est un « matheux », vous lui expliquerez qu’un shaft plus court va réduire le MOI du club par l’équation masse totale du club multipliée par le rayon au carré. Le MOI étant la force qui s’oppose à celle que vous voulez donner au club.
De plus, un shaft plus court est plus léger, vous pouvez rajouter un peu plus de poids dans la tête de club, ce qui augmentera sa masse et donc l’énergie transmise dans la balle, en application de la formule E=1/2*Mv2, et donc, très souvent la distance moyenne atteinte.
Après toutes vos explications il arrêtera de penser que plus un shaft est long plus on va loin (ce que la pub veut faire croire !)
Cette illustration montre que plus le shaft est long, plus la distance centre de gravité du club et centre de rotation du swing (c.a.d la nuque), est importante.
Ce rayon plus long engendre une pression plus grande des poignets à la descente, le joueur sollicitera ses épaules et bras pour ramener le club dans le Downswing, le fameux « coup d’épaule ».

L’illustration de Ben Hogan au sommet du backswing puis au début de sa descente montre un rayon de plus en plus court, des mains proches du corps, ce qui permet d’augmenter la vitesse rotative du corps au downswing, tout comme la patineuse qui rapproche ses bras pour faire la toupie (et qui les écarte pour ralentir).
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Cas n°3 le joueur arrive avec une face de club ouverte, la balle « fade « en fin de course, elle ne part pas vite du club :
Vous pouvez lui conseiller un shaft plus souple, également une tête avec du offset, ou un peu de hook face.
Attention, vous allez casser un mythe et par là même, quelques joueurs prétentieux.
Un shaft trop souple peut engendrer du « hook » et inversement un shaft trop raide par rapport à la vitesse de swing peut contribuer à maintenir la face de club à droite à l’impact et donc, voilà le slice !
Vous lui montrerez la flexibilité et la torsion d’un shaft à l’impact qui est à l’inverse de ce que les gens pensent.
Un shaft adapté plus un offset (décalage supplémentaire de la tête par rapport au manche), donnera quelques micro secondes de plus aux mains pour permettre à la face de revenir square.
Illustration du travail d’un shaft :

Illustration du travail d’un shaft
Comme vous le voyez, le bout du shaft (le « Tip »), se plie de cette façon à l’impact, le dessin de la page suivante montre un centre de gravité plus en arrière du shaft ce qui accentue l’effet de « deloftage » de la face.

Conclusion : une tête plus grosse équipée du même shaft et du même loft donnera plus de hauteur à la balle (une tête décalée avec offset aura les mêmes incidences).

Cas n°4 « ma balle vole plus loin avec mon bois #3 que mon driver » :
Vous pouvez lui conseiller un loft de driver plus ouvert,
jusqu’ à 16°.
Le mythe qui consiste à dire que plus le loft est fermé plus on va loin est complètement faux !
On choisit l’ouverture d’un loft en fonction du swing de chaque golfeur, et non en fonction du niveau. Exemple : Tiger Woods joue un 10°, Boubba Watson un 7°, ils ont la même vitesse, un angle d’attaque différent et finalement la même trajectoire avec la même distance !
Le choix du loft est donc une combinaison subtile de la vitesse de la tête de club à l’impact associée à son angle d’attaque et au « release » (d’où la nécessité d’un Launch Monitor de haute précision).
Pour optimiser la trajectoire d’une balle au driver, il faut tenir compte du carry et du roulement. Trop haut, la balle « pitche » sur le fairway (intéressant en automne et en hiver où l’air porte moins et où les fairway sont souvent peu roulant), trop bas, la balle porte moins loin qu’un bois #3 voir qu’un bois #5 !
Combien de seniors, de femmes et d’enfants font des distances avec une balle qui roule plus qu’elle ne vole !!.

Le choix du loft plus ouvert se combine avec un shaft plus souple au niveau du Tip (point bas du manche), cela augmentera encore l’angle d’envol de la balle, si le golfeur a un release tardif.
Un offset (c'est à dire un centre de gravité) décalé sensiblement à droite du shaft peut faire varier de 2° l’angle d’envol de la balle.
Vous ne pouvez pas vous tromper en les orientant de cette façon, c’est aussi pragmatique que lorsque vous arrosez votre jardin : beaucoup de pression, vous baissez le bec du jet d’eau, inversement le débit baisse, vous relevez le bec.
Illustration d’une simulation de trajectoire via le logiciel (p 20-21) :
La trajectoire idéale d’un driver est une combinaison du carry + roulement (dans l’idéal, sur nos terrains argileux, il nous faudrait 2 drivers selon l’état du fairway).
Cas n°5 « je voudrais gagner en vitesse de swing »Vérifiez le poids du manche : des shafts ultra lights et souples vont souvent bien plus loin que des stiffs.
Faites leur essayer un bois de dame, ils seront surpris par le confort et la sensation de fouetté.
Vous brisez certes un certain ego mais n’oubliez pas, il n’y a que 4 types « officiels » de flex (stiff, reg, soft, lady) qui n’ont par ailleurs pas grand-chose de commun entre eux, et des centaines de manches sur le marché !
Cas n°6 « mon manche de driver est-il adapté à mon swing ? »
Les flexibilités indiquées sur les manches n’ont aucune valeur, un manche a 3 zones caractéristiques de son flex:
1. Au poignet
2. Au milieu
3. Au tip
Chaque shaft a un profil qui s’adapte
au swing de chacun
Exemple 1 : un joueur qui possède une grande vitesse de swing (au moins 100 mph), avec un moment de transition lent (c'est-à-dire la reprise d’appui) et un « release » tardif, devra s’orienter vers un shaft rigide au poignet et au tip mais plus souple dans son milieu.
Exemple 2 : le même joueur qui aura une transition agressive jouera un manche rigide dans sa totalité, ceci évitera au manche de trop se tordre au début de la descente.
Toutes ces informations se mesurent avec un simulateur (vitesse, angle d’attaque), et une vidéo (réglée au 1/2000ème) pour visualiser le relâchement des poignets.
Le profil de chaque manche a été mesuré et référencé par les meilleurs club makers US, il existe un logiciel où tous les shafts sont répertoriés en fonction du swing de chaque joueur (le magasin Golf N swing est équipé de cet outil).
Voir illustration de la courbe de travail d’un shaft, page 23.

Chapitre 2 « je veux des fers adaptés à ma morphologie et à mon jeu »
Cas n°1 « je n’ai pas de distance avec mes fers, je tape mieux les bois » :
Ce phénomène est souvent constaté chez les dames et certains seniors.
Wishon propose des fers hybrides 6-7 et 8-9 qui facilitent les hauteurs grâce au centre de gravité décalé plus à droite du shaft ultra light et un tip très flexible.
Le shaft se courbera en C d’une façon plus prononcée avec l’hybride.
Personnellement, je conseille régulièrement ce type de set, les retours sont très positifs, et mes élèves découvrent des trajectoires hautes qui font pitcher la balle sur les greens. Mais contrairement aux hybrides des marques grand public, ceux que nous proposons ont exactement les mêmes lofts et les mêmes longueurs que ceux des longs fers qu’ils remplacent. Les faire plus longs et moins lofté ne fait que les rendre plus difficiles à jouer.
Photo d’un hybride

Cas n°2 « comment définir la taille de mes clubs ? »
C’est la distance de la base des poignets au sol et non la taille totale de la personne qui doit être prise en compte.
Attention lorsque l’on raccourci ou on allonge un shaft !
Plus le manche est long, plus le shaft est flexible, il devient plus lourd en tête et son moment d’inertie augmente fortement.
Plus le shaft est court, plus le manche se rigidifie et le moment d’inetie diminue, le rendant souvent moins précis si l’on effectue pas les réglages nécessaires.
Ces 2 opérations se font de pair avec le réglage du lie du club
Un rééquilibrage du club en dynamique doit être fait, le réglage en MOI est une méthode connue de puis longtemps mais que Tom Wishon a généralisée en raison de son apport considérable à la régularité du jeu. Cette opération permet de swinguer des fers plus ou moins fermés avec strictement les mêmes sensations. Ceci amène à une grande régularité, la transition entre chaque club se faisant sans effort.
Illustration du MOI en faisant bouger un club dans les mains
Par cette manipulation simple et visuelle, vous prouvez à vos élèves que le moment d’inertie du club augmente (c’est à dire l’effort pour faire osciller la tête de droite à gauche) proportionnellement à la longueur du shaft.
Le M.O.I est une mesure beaucoup plus efficiente qu’un équilibrage en statique (effectué à l’aide d’une balance à « swing weight »).Conclusion : grâce à l’équilibrage en dynamique, le MOI est constant quel que soit la longueur du club. L’effort pour swinger un PW sera le même que pour un fer 3.
Cas n°3 « pourquoi Tom Wishon et non une marque connue ? »
Tom Wishon Golf Technology est la seule marque qui propose une gamme aussi grande de possibilités de réglages ainsi qu’une superbe qualité de tête, et de face (toutes les têtes de drivers TW sont cup face et ses bois de parcours atteignent pour la plupart le même C.O.R de 0.83 que les drivers)
Tom Wishon propose un large panel de têtes (forgées, moulées, évidées ou lames), ainsi qu’une très grande variété de shafts et de grips. (ce qui ne nous interdit pas, le cas échéant, de choisir tel ou tel shaft ou grip d’une autre marque si nécessaire)
Les hosels ont des cavités spécialement adaptés pour en régler le poids tête par tête, et les têtes de bois peuvent être commandées avec des variations de loft et d’angle de la face d’un demi degré.
Nous disposons également d’un choix considérable de manches de toutes les meilleures marques, notre latitude concernant le sur-mesure est extraordinairement étendue, et permet de régler avec la plus garnde finessze les pros comme les débutants.
Tout comme celles des marques les plus connues, les têtes conçues par Tom Wishon sont fabriquées dans les meilleures fonderies de Chine. Ses exigences qualitatives et en terme de tolérance sont cependant particulièrement élevées, ce que permettent des séries de production limitées.
Avec Tom Wishon, nous pouvons véritablement proposer du sur-mesure alors que les marques, en raison de leur modèle économique ne peuvent proposer que du fitting.

Des formations de club maker peuvent être dispensées aux pros (2 degrés) :
Formation sur l’analyse du swing, le protocole, la maîtrise des outils de mesure (swingweigt, launch monitor, montre « Suunto », Putt lab, lecture d’une vidéo pour déterminer le moment du relâchement des poignets….logiciels des profils de shafts, logiciel de simulation des trajectoires, logiciel de calcul de swingweigt en fonction de la longueur des shafts, outil d’analyse de la fréquence des manches, détermination du « spine » du club ….)
Formation au montage des clubs en atelier : la technique de collage, le trimm du tip, le réglage en M.O.I, l’harmonisation des fréquences, le réglage en FLO, les outils de réglage loft, lie, les réparations, le changement des grips…
Chapitre 3 « j’aimerais changer mon putter, qu’est-ce que je dois prendre ? »
Lorsque j’étais vendeur chez Nevada Bob, la seule réponse que je pouvais donner à mon client était : tous les putters dont l’usinage est bien fait se valent, alors prenez celui qui vous attire visuellement et avec lequel vous avez de bonne sensation….pas très pro comme conseil !
Le magasin Golf N Swing a investi dans un Putt Lab, outil extraordinaire qui dissèque intégralement votre putting, et dans la formation nécessaire. Son expérience dans ce domaine est désormais sans pareille et a été reconnue par l’octroi du label « Putt Lab Academy »
Le Putt Lab a été créé par un neurologue et physicien allemand, le docteur Christian Marquart qui a , notamment étudié le phénomène de la crampe de l’écrivain. Cette pathologie a pour conséquence de tétaniser le poignet du malade lorsqu’il prend un stylo pour écrire, alors que ce syndrôme disparaît si la plume du stylo est cachée. Nous pensons tout de suite aux « yips » au putting (Bernard Langer en a été une victime), mais aussi à la véritable tétanie qui atteint nombre de golfeurs, notamment sur les putts courts.
Cet appareil va analyser votre « signature » au putting, le chemin, l’orientation de la face, l’angle d’attaque, le loft à l’impact, le rythme, le centrage.
Le Putt Lab s’utilise de 2 façons :
Pour une correction mécanique du mouvement
Pour le choix et la mise au point d’un nouveau putter : poids de la tête, longueur du shaft, lie, lest supplémentaire dans le grip….



Le Putt Lab permet notamment de visualiser l’angle d’attaque de la balle et le loft effectif du putter par rapport au sol. Idéalement, une balle roule immédiatement sur les petits putts grâce au « topspin » seulement si le loft efficient du putter est inférieur à l’angle d’attaque.
Sur les longs putts, si le loft réel est toujours inférieur à cet angle d’attaque, la balle glissera avant de rouler, dans les deux cas, la balle ne sautera pas, ce qui procurera un meilleur dosage et une plus grande direction.
Les lofts de putter varient de 1° à 4°, l’angle d’attaque également, sans passage au Putt lab, l’analyse du putting restera très approximative.
Lorsque nous travaillons sur le putting, nous réglons le putter et le mouvement (vérification de la posture, angle d’attaque, loft réel, tempo via un métronome et différentes routines).
Une de nos référence est « The putting Bible » de Dave Pelz. Pour la constitution et le réglage d’un putter il faut prévoir deux rendez-vous d’une durée totale d’environ 2 heures et demie.



Les résultats sont réellement spectaculaires :
N’hésitez pas à conseiller votre élève de prendre rendez-vous, il apprendra des choses passionnantes dans un secteur du jeu trop souvent négligé et grâce auquel on peut, pourtant le plus vite améliorer son score.
En associant votre travail de technicien du swing et les compétences de club maker, il est tout à fait raisonnable d’annoncer à vos élèves que 1 à 2 points peuvent être gagnés dans les 6 secteurs de jeu qui sont :
1. le Driver
2. le 2eme bois
3. les longs fers et les hybrides
4. les fers courts
5. les wedges
6. le putter
Le club ne fait pas le joueur mais il y contribue fortement. Notre démarche, originale en France est courante aux Etats-Unis.Et le sur mesure est d’une demande qui n’est pas propre au golf, mais qui représente une véritable tendance (vacances, coaching, vêtements….). L’investissement durable dans des clubs, au lieu d’un renouvellement tous les deux ou trois ans est également de plus en plus apprécié.
L’Allemagne compte plus de 100 clubmakers (pro PGA ou simples golfeurs). Il y a 5 ans personne ne connaissait cette activité.
Tom Wishon est chaque année l’orateur phare de la conférence annuelle de la PGA of Europe. Il existe un véritable réseau de clubs makers de par le monde qui ne cessent d’étudier les clubs, leurs actions et inter actions, les possibilités d’évolution dans le respect les normes imposées par l’USGA et St Andrews.
Toutes leurs recherches et découvertes sont partagées grâce au net et aux meilleurs associations américaines dont nous faisons partie, telle que l’AGCP. Et s’agissant de prestations reconnues, porteuses de véritable valeur ajoutée, il n’y a pas de guerre des prix, le client étant très conscient de la valeur du travail effectué.
Il ne saurait être question de dénigrer la qualité intrinsèque des produits des marques grand public qui ont largement participé, et participent encore à la vulgarisation du golf, tout en proposant des clubs d’une qualité assez homogène. Il faut simplement se poser les bonnes questions : pensez-vous qu’un Driver carré ou ovale avec quelques variantes concernant les angles et le flex peut être le plus long et le plus droit pour tout le monde ?
Tous ces clubs standard sont intrinsèquement de bons clubs, ils peuvent parfaitement correspondre au swing d’une personne déterminée et, à contrario, ne pas du tout être en adéquation avec le swing d’une autre.
Je ne peux pas croire qu’un vendeur ne vous connaissant pas et vous demandant simplement comment vous jouez, et quel est votre index peut vous faire acheter un club qui « vous ira parfaitement ». Sans compter que le même vendeur sera motivé par sa direction pour mettre l’accent sur les clubs du magasin qui sortent moins bien…
Encore une fois, j’admire le « marketing » des grandes marques qui passe totalement sous silence la nécessité de prendre des cours de golf. Elles vous sollicitent vous les pros pour vendre et vanter leurs derniers produits. Et la réciproque, la voyez-vous ?!
Les golfeurs néanmoins, en pensant qu’ils jouent avec un matériel qui est correctement conçu et adapté (après tout , ils ont payé assez cher pour ça), finissent, s’ils ne jouent pas bien, par ne s’en prendre qu’à eux-mêmes, à leur propre inaptitude, avec la triste conséquence d’une frustration permanente , voir d’un abandon de ce jeu merveilleux qu’est le golf.
Chaque semaine, un de mes élèves prend rendez-vous avec mon associé pour un sur mesure, il revient ensuite me voir pour se régler avec ses nouveaux outils, il est réellement satisfait de son investissement et de m’avoir écouté.
De mon côté, j’observe de véritables améliorations dans le mouvement, je lui explique nos choix sur l’équilibrage, la longueur ..etc… C’est passionnant, motivant, gratifiant. Une véritable confiance s’instaure, j’ai plus de leçons, un chiffre d’affaire qui a sensiblement augmenté et un nombre impressionnant d’élèves se sont équipés sur mes conseils et non suite à une pub lue dans un magazine.
Rêvons encore un peu. Imaginons qu’une petite partie d’entre nous réagisse contre ce « merchandising » et ce marketing des grandes marques qui, de fait, en prétendant détenir les clubs miracles, déprécient le travail des pros. Imaginons que la PGA récupère un petit pourcentage de ce volume gargantuesque qu’est le chiffre d’affaire du mat&e