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Le moment d'inertie d'un club est la valeur mathématique qui permet d'exprimer la force à appliquer à ce club pour lui donner une vitesse angulaire déterminée.

Ce MOI est égal au poids du club multiplié par le carré de la distance entre son extrêmité, au grip, et son centre de gravité (là où le club tient en équilibre horizontal).

Cela signifie que lorsque la longueur d'un club augmente, la force nécessaire à appliquer pour le swinguer avec la même vitesse angulaire croît de façon exponentielle. Imaginez un driver de 10 mètres de long, il faudrait se mettre à plusieurs pour le swinguer !

Les séries standard ne tiennent pas compte de ce paramètre.

Sur nos séries sur mesure, nous effectuons la plupart du temps un réglage du moment d'inertie de tous les fers et hybrides d'une part , et de tous les bois, y compris le driver d'autre part, sur une valeur unique. Ce réglage procure un confort de jeu, une sécurité et une régularité inégalable.

* à ne pas confondre avec le moment d'inertie de la tête d'un club , essentiellement driver ou putter, qui va traduire sa résistance à la rotation autour de son centre de gravité sur un coup décentré. Plus ce moment d'inertie est élevé, plus le club en question est tolérant. Depuis le 1 er mai 2006, les règles de l'USGA fixent une limite de 5900 gr*cm2 au moment d'inertie des bois.




L'année 2007, pour les drivers, est celle ou l'on vous parlera surtout de leur M.O.I. (Moment d'Inertie).

Qu'en est-il exactement et que faut-il connaître à ce sujet ?

Le M.O.I. dont il est généralement fait état est celui qui est calculé par rapport à l'axe vertical passant par le centre de gravité de la tête du driver.

La rotation de la tête autour d'un axe rectiligne passant par son centre de gravité en réponse à un coup décentré est déterminée par son Moment d'Inertie. Plus le MOI est élevé, moins la tête tourne, et plus la vitesse de balle sera élevée à partir du coup décentré. Le fait de mettre davantage le poids à la périphérie de la tête augmente son MOI.


Le M.O.I. est égal à la somme des masses multipliée par le carré des distances de chaque masse à l'axe de rotation , suivant la formule :

(*)

Le M.O.I. le plus important, revendiqué par les fabricants, se situe aux environs de 5200 g*cm2 , la limite fixée par l'USGA, est de 5900 gr*cm² avec une tolérance de 100gr*cm², soit 6000 gr*cm². (**)

De nombreux drivers de la collection 2007 ont un M.O.I. de 5000 gr*cm2. Quand aux drivers aux formes plus classiques des années 2005-2006, leurs M.O.I. se situaient entre 4100 gr*cm2 et 4300 gr*cm2.

La question que chacun se pose est alors :

« De combien ces M.O.I. plus élevés vont ils réduire la rotation de la tête et améliorer ainsi la performance sur mes coups décentrés ? »

Un modèle de simulation a été réalisé dans ce cadre aux U.S.A., sous l'impulsion du célèbre clubmaker Tom Wishon , avec le concours des ingénieurs des universités avec lesquels il travaille sur ces questions.

Ce modèle montre que, pour une vitesse de frappe de 109 MPH, avec un driver au M.O.I. de 3800 gr*cm2 , et pour un coup décentré de ¾ d'inche (1,9 cm) horizontalement et ¼ d'inche (0,6 cm) verticalement, la rotation de la tête du driver autour de l'axe vertical est de 1,5 degré. Si le M.O.I. passe à 5200 gr*cm2, et pour un impact identique, la rotation sera alors de 1 degré. Ceci signifie que pour une augmentation de 1400 g*cm2du M.O.I., la résistance à la rotation de la tête est améliorée d'un demi degré.

Sachant qu'une vitesse, au drive, de 109 MPH est très élevée par rapport à la moyenne, l'amélioration constatée, pour la plupart des golfeurs qui utilisent un driver de 4100 gr*cm2 ou plus, sera d'environ ¼ de degré, soit, pour une distance de 200 mètres, environ 90 cm de déviation en moins par rapport à la ligne de vol de la balle.

Ce qu'il faut également savoir c'est que la conception de la face d'un driver est un élément déterminant de sa tolérance.

Une face bien conçue va réduire la perte de coefficient de restitution (C.O.R.) sur les coups décentrés et va donner en conséquence beaucoup plus de distance sur ces coups qu'un M.O.I. plus élevé.

Ainsi sur le modèle d'analyse évoqué, quand le C.O.R. , au point d'impact, passe de 0.73 (C.O.R. constaté dans les conditions du test pour un driver d'une des principales marques du marché), à 0.79, la vitesse de la balle augmente de 5,7 MPH,   soit un gain de distance d'environ 8,50 m.

Il apparaît ainsi, très clairement, que sur un coup décentré un driver avec une face bien conçue et un M.O.I. de 4000gr*cm2 permettra d'envoyer la balle nettement plus loin qu'un driver avec un M.O.I. de 5200gr*cm2 avec une face moins bien dessinée.

La vérité est que l'obtention de meilleures performances au drive passe exclusivement par l'utilisation d'un club dont la longueur, l'angle de la face, le loft, le shaft, le poids, l'équilibre et le grip seront parfaitement adaptés au swing du golfeur ainsi qu'à ses capacités physiques et golfiques et lui permettront, ainsi, d'obtenir un très grand nombre de coups parfaitement centrés, avec un angle d'envol optimal qui se traduira, compte tenu de sa vitesse de swing, par la meilleure distance possible et par le minimum de dispersion.


* La notion de M.O.I. « efficace », parfois mise en avant, ne repose sur aucune base scientifique et ne correspond à aucune mesure spécifique.

** La principale composante du M.O.I. est le poids intrinsèque de la tête du driver. Aussi ne faut-il pas s'attendre , dans les années à venir, à une nouvelle progression significative de sa valeurů, sauf à ce que les fabricants diminuent la longueur de leurs drivers, ce qui leur permettrait d'alourdir leurs têtes et, ainsi, d'augmenter le M.O.I. dans la proportion, pour chaque gramme ajouté, d'environ 35gr*cm² .